Travailler pendant sa retraite quand on a été salarié du privé ? C’est possible. Mais vous devez respecter quelques règles. La première : ne pas reprendre du service chez votre dernier employeur. Faites également vos comptes pour être sûr que vous allez y gagner !
Fin du projet Equal, lancement de l’association "50 et plus Réunion"
Le projet européen Equal de lutte contre les discriminations à l’embauche des seniors vient d’être mis en oeuvre pendant trois ans dans le département. 70 personnes ont été accompagnées et les conclusions de cette phase expérimentale sont rendues fin octobre. Une campagne de communication suivra pour sensibiliser les employeurs. "La solution réside moins dans des mesures politiques que dans des changements de culture et de mentalité qui ne pourront se faire qu’avec un travail de fond, et sans doute sur deux ou trois décennies", affirme François Haquin, directeur de l’AMF (Accompagnement et management formation). À l’issue du projet Equal, cinq des participants ont fondé, en avril dernier, une association baptisée "50 et plus Réunion" qui vise à accompagner les seniors réunionnais dans leur recherche d’emploi et à lutter conte les discriminations liées à l’âge. C’est la toute première structure de la sorte qui voit le jour à la Réunion.
Ce que dit la loi :
En matière d’emploi pour les seniors la loi française a défini les points suivants :
La mise à la retraite d’un salarié par l’employeur n’est possible que si l’intéressé a atteint 65 ans, âge à partir duquel il a automatiquement droit à une retraite à taux plein sauf exception.
Le fait pour tout salarié d’atteindre un certain âge n’entraîne pas la rupture automatique de son contrat de travail.
Pour les seniors qui souhaitent continuer à travailler après l’âge légal de la retraite, la loi précise le dispositif permettant à ces derniers de cumuler en toute légalité pension vieillesse et emploi rémunéré. Pour percevoir une autre rémunération que leur pension vieillesse, l’ensemble retraite (de base et complémentaire) et salaire ne devra donc pas excéder le dernier salaire brut perçu ou 160 % du Smic.
Afin de favoriser l’embauche des seniors, la loi du 22 décembre 2006 prévoit que, sauf cas particuliers, toute rupture du contrat d’un salarié âgé de 50 ans et plus ouvrant droit à l’indemnisation au titre de l’assurance chômage oblige l’employeur à verser une contribution dite "contribution Delalande" à l’Assedic.
Si les conditions de mise à la retraite ne sont pas remplies, la rupture du contrat de travail par l’employeur constitue un licenciement qui doit être motivé par une cause réelle et sérieuse étrangère à l’âge du salarié. En dehors de ce cadre, l’âge du salarié ne peut constituer seul un motif de licenciement.